Certains Américains s’opposèrent à la guerre sur des bases morales, la voyant comme une guerre destructrice attentant à l'indépendance du Viêt Nam, ou comme une intervention dans une guerre civile étrangère ; d'autres s'y opposèrent en raison de l'absence d'objectifs clairs, et parce qu'elle apparaissait alors comme vouée à l'échec. Arrivées sur les lieux en octobre-novembre 1936, alors que le sort de la ville ne tenait qu’à un fil, elles se lancèrent dans la bataille au moment crucial. En 1980, Ronald Reagan avait axé sa campagne électorale intellectuelle sur la réhabilitation de la guerre la plus noble de l'histoire des États-Unis qu'était la guerre du Viêt Nam. 135 femmes, enfants et vieillards sont massacrés à Ha My les 15 février 1968[101]. Après avoir pris les plateaux centraux et coupé les forces sudistes en deux, puis écrasé la partie nord du Viêt Nam du Sud, les troupes de l'armée populaire vietnamienne se tournèrent ensuite vers le sud, tandis que de nouvelles troupes franchissaient la frontière depuis la RDVN. En juillet, le président Johnson annonça que les forces américaines seraient portées à 125 000 hommes. « Le gouvernement Eisenhower quitta le pouvoir sans avoir apparemment jamais compris jusqu'à quel point l'Amérique s'était liée à la survie du Sud-Vietnam[41] ». En novembre 1966 des personnalités telles que Bertrand Russel, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Laurent Schwartz, Gisèle Halimi se concertèrent pour constituer un tribunal d'opinion, le tribunal Russell, que le premier présidait. Ibid. 35, no. A ne pas manquer ! En juin, le général Nguyễn Văn Thiệu fut nommé chef de l'État par un comité militaire avec le général Nguyễn Cao Kỳ comme Premier ministre. Le gouvernement sud-coréen continue de nier ces crimes[102]. L'administration américaine doit aussi faire face à des accusations internationales à l'été de bombardement des digues nord-vietnamiennes sur le fleuve rouge, qu'elle dément. Elle ne dévoilait que des images sélectives et ne permettait pas à l’auditoire de comprendre réellement la complexité de la situation[31]. La RDVN réussit pendant la guerre à garder une certaine neutralité dans le conflit sino-soviétique, de manière à recevoir des armes et des munitions d'URSS, des pays du pacte de Varsovie, comme de Chine. David Otham, correspondant au Viêt Nam pour le London Times et The Economist, écrivit en 1959 que le régime de Diệm, imposé par les États-Unis, « a écrasé toute forme d'opposition, fût-elle anticommuniste. Mais de l'autre côté, coup dur porté à la vietnamisation, ce sera la photographie mondialisée de la fillette napalmisée en juin par un avion sud-vietnamien. Il y a quarante ans, aujourd’hui, le 10 février 1971,Larry Burrows, journaliste au magazine Life, a soudainement disparu. [...] Le gouvernement actuel est exclusivement orienté vers l'exploitation du monde rural et des classes les plus basses des populations urbaines. Le géographe français Yves Lacoste se rend sur place et constate qu'à des endroits précis, visés et atteints par les bombardements les digues pouvaient désormais tomber sous la pression de la Mousson, qui, en 1972, le précise Béatrice Giblin s'avéra heureusement faible[82]. En 1968, le président Johnson débuta sa campagne de réélection. Université de Sherbrooke, « Manifestation d’envergure à Washington contre l’intervention américaine au Viêt Nam », Stevenson, Michael D. « L’empire américain et ses nouveaux barbares ». Ce faisant, en dispersant ses forces, il commet une erreur stratégique tandis que la RDVN se préparait à frapper en force à l'endroit de son choix. L’ intervention des Etats-Unis au Vietnam a mis l’URSS dans une situation difficile. Les dirigeants soviétiques craignaient que cette guerre dégénère en conflit nucléaire ou au moins en affrontement direct avec les Américains. L'auteur reconnaît que l'URSS fut le principal soutien militaire et économique du Nord-Vietnam, qu'elle a mis à son service sa propagande pour dénoncer l'intervention américaine et qu'elle a refusée publiquement d'assurer une médiation entre les belligérants. Les effectifs américains stationnés au Sud atteignirent 510 000 hommes, auxquels s'ajoutaient 40 000 hommes de l'USAF basés en Thaïlande et 30 000 autres appartenant aux formations de la 7e Flotte américaine. Cette opération dura 38 mois et déversa un demi-million de tonnes de bombes. La guerre génère le plus fort mouvement anti-guerre de l'histoire des États-Unis, mettant fin à la conscription. S'il a été capable de le faire, c'est simplement et uniquement à cause de l'aide massive en dollars qu'il recevait d'outre-Pacifique, ce qui a maintenu au pouvoir un homme qui, en vertu de toutes les lois qui régissent les affaires humaines et politiques, serait tombé depuis très longtemps. Le président Kennedy, désirant inaugurer la détente avec Moscou, ordonna le retrait de 1 000 conseillers américains avant Noël 1963, mais il n'y eut jamais de volonté de retirer tous les soldats américains du Viêt Nam. Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Par exemple, dans son discours de nouveau président, il se fera un grand défenseur de la liberté et menaça les pays empêchant cette liberté dans le monde[23]. Le constat est partagé par The Economist qui montre en plus les différences de développement économique entre le nord en retard et le sud qui prospère[130]. L’intellectuel Noam Chomsky dénonce la collusion entre le capitalisme et l'impérialisme via le complexe militaro-industriel qui est selon lui le seul à tirer profit de la guerre, comme évoqué par Lénine dès 1916, précise-t-il. Aidées d'un important appui aérien américain, elles repousseront ensuite les nordistes entre juin et octobre. nécessaire]. L'année suivante, en juillet 1968, un accord sur la non-prolifération des armes nucléaires fut également conclu. Enfin, au début de 1975, les réserves de munitions, minées par l'inflation et la disparition de l'aide américaine, atteignent un niveau dramatiquement bas. Certains activistes étaient eux-mêmes des vétérans du Viêt Nam, comme en témoigne l'Organisation des vétérans du Viêt Nam contre la guerre. Le 31 octobre, au moment où les Américains se rendaient aux urnes pour l'élection présidentielle, quatre Américains furent tués à Biên Hòa, près de Saïgon. Or d'après l'enquête d'un membre du tribunal, Jean-Pierre Vigier, et contrairement aux assertions du Pentagone, elles étaient inefficaces contre des objectifs stratégiques : « Elles ne peuvent servir qu'à tuer des gens dans un énorme rayon »[108]. Le nouveau président américain, Lyndon B. Johnson, annula le retrait partiel des troupes, augmenta le contingent et demanda l'aide de plusieurs alliés des États-Unis, notamment la Corée du Sud et l'Australie. Enfin, s'ajoutaient 48 000 Sud-Coréens, 10 000 Thaïlandais et 4 000 Australiens payés sur le budget américain. À 7 h 54, le 30 avril, lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon, des milliers de candidats à l'exil se pressent encore dans les jardins. Dès 1955, un nouveau mouvement se développait : le Front national de libération du Sud Viêt Nam, comptant un certain nombre d'anciens cadres Việt Minh. Les États-Unis créent en 1965 un ministère de l’Information indépendant des forces américaines au Viêt Nam, le Joint United State Public Affairs Office (JUSPAO) et ce, jusqu’en 1972[68]. La photographie A. Il s'agissait d'un terme diplomatique pour désigner des soldats qui encadraient l'armée de Diệm. Jusqu’à la fin de sa présidence, Kennedy sera tiraillé entre le retrait et l’accroissement de l’intervention américaine au Vietnam[24]. De plus, au fil de temps que s’enlise la situation, le président Johnson n’a jamais voulu paraitre comme le premier président des États-Unis à perdre une guerre[26]. Cependant, plusieurs politiciens, comme le président Eisenhower, rejetèrent cette idée, puisque l’opinion publique était réfractaire à une autre intervention armée en Asie à la suite de la récente guerre de Corée[11]. Pour certains observateurs tels que Gérard Chaliand qui se rendit au Nord-Viet-Nam en octobre et novembre 1967, la résistance de la RDVN aux bombardements américains devait beaucoup à la voie marxiste choisie par le pays depuis le début des années 1950 : une voie tout à la fois nationale et sociale[124],[125]. En mai 1966, une rébellion militaire pro-bouddhiste éclata à Da Nang. La guerre du Viêt Nam est très critiquée par les opinions publiques mondiale et domestique, la nouvelle gauche et certains vétérans anti-guerre américains considérant cette guerre comme « impérialiste ». Une guerre perdue par les Sud-Vietnamiens et leurs alliés américains, qui s’étaient retirés des combats deux ans auparavant après s’y être enlisés pendant une dizaine d’années. L'auteur réussit à donner un exposé clair et précis sur un sujet complexe et apporte une contribution importante à la compréhension de la guerre du Vietnam, des relations soviéto-américaines et des relations entre l'URSS et les mouvements de libération nationale. Aussi l'année exacte de son commencement prête-t-elle à débat. Le 9 mars, Johnson autorisa l'usage du napalm. Si un grand contingent américain est déployé dans ce pays, seul 10 à 25 % des troupes engagées ont réellement combattu. Les estimations de pertes les plus basses, basées sur les déclarations (à présent reprises) du Nord Viêt Nam étaient autour de 1,5 million de Vietnamiens tués. En 1959, 15 nouvelles missions militaires furent mises en place et dans le même temps, on construisit 46 bases aériennes et 11 bases navales. Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. Du point de vue politique, ce fut une victoire : les faubourgs de Saïgon et la Citadelle de Hué furent occupés pendant plus d'un mois[53]. », « Lord Russel jugeait cela inutile, comme s'il s'agissait de traîner en justice les Juifs du Ghetto de Varsovie pour leur soulèvement contre les nazis », « faire directement ou indirectement pression sur le gouvernement de la RDV pour l'amener à composer », « Au Nord comme au Sud, les bombardements américains tuaient deux civils pour un militaire », « Les USA veulent garder leur main-mise économique sur les richesses du pays... Supposons que nous perdions l’Indochine[…] l’étain et le tungstène, auxquels nous attachons tant de valeur dans cette région, cesseraient de nous parvenir. Ce mouvement subi une double critique concernant le rôle des médias dans la guerre. En février, un accord fut conclu entre la RDVN et le Pathet Lao au Laos pour maintenir la Piste Hô Chi Minh ouverte. L'historien John Prados souligne que Kennedy avait affirmé, dans deux émissions télévisées de septembre 1963, une sur CBS, l'autre sur NBC, que ce serait une erreur de partir du Viêt Nam[48]. Bien qu'il soit incarcéré, Calley ne reçoit qu'une sentence légère à son procès en cour martiale en 1970 et est ensuite gracié par le président Richard Nixon. Ilya Gaiduk, The Soviet Union and the Vietnam War, Ivan R. Dee Publisher, 1996. À la suite des incidents du golfe du Tonkin, les 2 et 3 août, le Congrès des États-Unis approuva la résolution du golfe du Tonkin le 7 août 1964, qui offrait au président Lyndon B. Johnson la possibilité de « prendre toutes mesures nécessaires pour faire échec au communisme ». Ce document a été mis à jour le 14/09/2008 Nous votons pour le moyen le moins onéreux de protéger[…] notre sécurité et notre pouvoir d’obtenir certaines richesses des territoires d’Indochine et du Sud-Est asiatique qui nous sont nécessaires. Exposé de 8 pages en télévision : Le rôle de la télévision dans la guerre du Vietnam (1965-1973). Sous la présidence de Kennedy, les effectifs sont passés de 800 conseillers militaires à environ 13 000[22]. D'après Newsweek, "les communistes n'ont réagi qu'en mai 1974 pour regagner du terrain perdu"[83]. Toutefois, certains hauts responsables américains voulaient se préparer à la guerre. Voici les pertes des aéronefs des forces armées des États-Unis. Le prince Naruhiko Higashikuni, nommé premier ministre le 16 août 1945, admet dans son premier discours devant parlement le 5 septembre 1945 que la déclaration de guerre de l’URSS a mis le Japon dans «la pire situation possible.» Leurs biens personnels (habitations, commerces, entreprises, terres) sont confisqués pour une période plus ou moins longue. Soutenus par d'intenses barrages d'artillerie et de nombreux chars d'assaut, 200 000 soldats de la RDVN traversent la zone démilitarisée le 30 mars 1972 et balaient les unités de la RVN. Pendant la guerre d'Algérie j'ai toujours refusé de mettre en parallèle le terrorisme à la bombe qui était la seule arme des Algériens et les actions et exactions d'une riche armée de 500 000 hommes occupant tout le pays. Toutefois lors des bombardements de noël 1972, ils perdirent de manière inattendue 81 avions soit près du quart de leur flotte aérienne en Asie du Sud-Est[114]. La défaite militaire des Américains est une conséquence d’une stratégie militaire erronée ainsi qu’une couverture médiatique dénuée d’objectivité. Ces chiffres impressionnants sont à relativiser par rapport au nombre de sorties, correspondant à un taux de pertes de 0,1 %. De plus, la guerre du Viêt Nam reçut une couverture médiatique d'une intensité sans précédent — elle fut appelée la première guerre télévisée — ainsi qu'une opposition aussi bruyante de la part de la Nouvelle gauche (voir aussi Nguyễn Ngọc Loan). L'offensive du Tết releva en partie de la guerre psychologique. La manifestation du 15 novembre 1969 serait le rassemblement le plus important tenu dans la capitale des États-Unis contestant la participation à la guerre vietnamienne[74]. Le but de la vietnamisation était de permettre à l'armée de la RVN de tenir de mieux en mieux contre le FNL et l'armée de la RDVN, et surtout de ne plus faire subir autant de pertes à l'armée américaine. C'est l'opération Linebacker : il s'agit de la première campagne de bombardements continus menée par les Américains depuis que ceux-ci avaient été arrêtés par le président Lyndon B. Johnson en novembre 1968. Le 7 février 1965, 300 insurgés du Front national de libération du Sud Viêt Nam attaquèrent le Camp Holloway, à Pleiku, tuant huit Américains. L'incident du Mayagüez de 1975 au Cambodge est considéré comme la dernière bataille de la guerre du Viêt Nam et opposa des combattants américains et Khmers rouges. McCarthy perdit les premières élections primaires dans le New Hampshire, mais il provoqua la surprise en réalisant un score élevé contre le sortant. Deux escadrilles de B-26 et deux compagnies d'hélicoptères furent envoyées au Sud. L'opinion publique américaine commence à douter majoritairement des options liées à un tel niveau d'engagement, alors que le parti de la génération de la « prise de conscience » (consciousness generation) maintient l'activisme par des sit-ins en faveur du règlement du conflit et du désengagement dans les allées publiques de Washington : la pression est telle que le pouvoir politique doit répondre instamment à la situation d'enlisement. Il fait partie aussi des quelques généraux qui se sont donné la mort à leur poste de commandement, à la chute de Saïgon. Dans le même temps, Nixon ordonnera un arrêt des bombardements le 22 octobre bien que les troupes de la RDVN occupaient toujours le territoire de la RVN. Plus d'un million de Sud-Vietnamiens fuient le pays à bord d'embarcations de fortune[135],[136]. Les deux parties du pays connaissent alors la mise en place de deux gouvernements idéologiquement opposés. L’inflation apparaît, les exportations baissent, la guerre du Vietnam coûte très cher. Les effets sur l'environnement des agents chimiques, tels que l'agent orange, un défoliant très utilisé par les Américains, ainsi que les problèmes sociaux colossaux causés par la dévastation du pays après tant de morts ont certainement réduit la durée de vie de beaucoup de survivants. Mais en 1973, après la signature des Accords de Paris, exception faite de la Roumanie ils annulèrent tous la dette[59]. Dans les opinions européennes ces crimes avaient suscité des remous au-delà des partis communistes. Alors que l'opposition au régime grandissait, une première tentative de coup d'État menée par l'armée échoua en décembre 1959. Tout de même, pour voir comment les pays étrangers, le Congrès, la population et les médias pourraient réagir à une possible intervention en Indochine, le vice-président Nixon a annoncé publiquement que les États-Unis pourraient intervenir[11]. La guerre du Vietnam a la particularité d’être la première guerre diffusée massivement à la télévision. Un traité de démilitarisation de l'espace fut signé dès janvier 1967. Ils cherchent donc à impliquer fortement les Soviétiques dans les négociations mais ces derniers refusent le chantage américain qui lie les progrès de la détente à la fin de la guerre du Vietnam. Après la panique initiale, les unités de l'armée de la RVN se ressaisissent, se regroupent et contre-attaquent. La mise en œuvre de ce financement eut une incidence particulière sur la diffusion de films de guerre dans les années 1960 et 70[27]. Plusieurs personnalités américaines s'engagent contre la guerre du Viêt Nam : Des intellectuels, des artistes et des musiciens américains prennent position contre l'engagement de leur pays au Viêt Nam : Ayn Rand, Jerry Rubin, Phil Ochs, Jane Fonda, Joan Baez, Norma Becker (en), Maggie Kuhn (en), Norman Mailer, Paul Goodman, Will D. Campbell (en), Martin Luther King, Tom Paxton, Black Panther Party, Howard Zinn, Noam Chomsky, Bob Dylan, Daniel Ellsberg ainsi que le britannique John Lennon. Organisation de deux Sessions d'un tribunal d'opinion, le, Avril-mai nouvelle escalade. Deux bataillons de missiles sol-air Hawk furent installés sur la base de Da Nang très proche de la frontière de la RDVN. Quarante ans après la fin de la guerre, The Guardian dans un dossier d'analyse de fond sur la société vietnamienne considère qu'« en dépit d'avoir perdu la guerre, les Américains et leurs alliés sont revenus avec les armes encore plus puissantes de la finance, forçant les Vietnamiens à prendre une route qu'ils n'avaient pas choisie. Cela devait aussi donner, selon le mot de Henry Kissinger, « l'intervalle nécessaire » au désengagement des troupes américaines. Date de publication 04/03/2011. De son côté, la RDVN savait que Nixon, empêtré dans ses difficultés, ne bougerait pas, tandis que l'appui soviétique et chinois augmentait en conséquence, le risque de confrontation directe entre Grands ayant disparu. Boudet-Brugal, Alexandra, « Etudiantes américaines, militantisme et guerre du Vietnam : guerre, paix et ‘genre’ dans les années 1960 », Amnis, 8, 2008. Le 18 mars 1970, Lon Nol, alors premier ministre, obtint le soutien forcé[64] du parlement pour destituer le prince Norodom Sihanouk, accusé de ne pas lutter contre le FNL vietnamien qui utilisait l'est du Cambodge comme un sanctuaire militaire. De même c'est bien sous la présidence de Kennedy que les forces américaines au sud Viêt Nam sont passées de 1 200 soldats, au début de 1962, à 15 400, au milieu de l'année 1963[49]. Le 30 janvier 1964, un nouveau coup d'État eut lieu au sud. La guerre du Vietnam a fourni un terrain fertile pour les films, en particulier pendant les années 1980 et 1990, nous en avons sélectionné 10 des meilleurs. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La Chine a profité de l'après-guerre pour s'emparer du territoire longeant la frontière entre la Chine et le nord du Viêt Nam, ainsi qu'une partie des îles dont le sous-sol regorge de pétrole (Voir Conflit en mer de Chine méridionale). Les images des conflits et des morts s'insèrent dans les foyers. Jusqu'en 1973, les Soviétiques reviennent à une position plus en retrait, jouant les facteurs entre les parties. Encore un livre sur le Vietnam ! A l’image des deux superpuissances hostiles qui se font face s… nécessaire]. Rompues le 4 mai à la suite de l'attaque de la RVN, les négociations reprennent le 13 juillet à Paris entre Henry Kissinger et Lê Đức Thọ. Ce dernier étant partagé en deux zones de regroupement militaire des forces armées françaises et vietnamiennes de part et d'autre du 17e parallèle. En réaction, des attentats -ou menaces d'attentats- s'ensuivirent contre les intérêts américains au Sud-Viet-nam : juin 1955, octobre 1957, juin 1958, juillet 1959, novembre 1960. La déclassification de certains documents, en 2009, montra toutefois que Nixon avait mis au courant John C. Stennis, sénateur démocrate qui était secrétaire du Comité des forces armées du Sénat, de la préparation de l'intervention surprise[62]. 4 (2005) : 549-. Les États-Unis signalèrent également ne pas avoir été signataire des accords, ne reconnaissant pas par ailleurs la RDVN. Au début des années 60, alors que la guerre du Vietnam en était encore à ses débuts, la télévision américaine montrait peu de détails concernant la guerre. Celle-ci provoqua d'importantes manifestations à Washington et à l'université d'État de Kent, qui accrurent l'opposition de l'opinion publique américaine à la guerre[62]. Bien que Richard Nixon ait promis à la RVN qu'il lui apporterait un soutien dans l'éventualité d'un effondrement de la situation militaire, le Congrès des États-Unis vote contre tout appui financier à des actions militaires dans cette région. Les Américains justifient leur intervention militaire par la théorie des dominos, selon laquelle il fallait éviter le basculement d’un pays vers le communisme, car les pays voisins basculeraient à … En 1967 deux sessions furent organisées, la première du 2 au 12 mai à Stockholm en Suède, la seconde du 28 novembre au 1er décembre à Roskilde au Danemark. La foi du public américain en la « lumière au bout du tunnel » fut balayée le 30 janvier 1968 quand l'ennemi, supposé être sur le point de s'effondrer, lança l'offensive du Tết. Lors de la guerre, le rôle des médias était très important. Il s’agit d’exemples qui, problématisés, permettent de circonscrire le traitement du thème. Debouzy, Marianne, Les marches de protestations aux Etats-Unis (XIXe-XXe siècles), Le Mouvement Social, 1, 2003. Après avoir dépassé la censure et en montrant la réalité de l’enlisement de la guerre, les médias sont la cause du début du mouvement contestataire contre cette dernière. Si l'on ramène les hélicoptères abattus par l'action ennemie au nombre de sorties, on obtient un ratio de 1 pour 18 000[115]. Le FNL utilisait le territoire cambodgien comme base de repli ou bien pour acheminer du matériel — par la piste Hô Chi Minh, le port de Kompong Som. Côté américain, cette guerre marqua toute une génération et dégrada considérablement l'image du pays. 1954. Pendant toute l'année 1967, les bombardements se poursuivirent sur le Viêt Nam du Nord. Les Khmers rouges prirent la capitale du Cambodge le 17 avril 1975 et instaurèrent le régime du Kampuchéa démocratique. Après une ultime campagne de bombardement stratégique sur les villes nord-vietnamiennes, nommée l'opération Linebacker II en décembre 1972 menée pour inciter le Nord-Viêtnam à accepter le retrait de ses troupes du Sud-Vietnam mais qui coûtera à Washington la perte de 81 avions, les accords de paix de Paris seront finalement signés en janvier 1973 et reconnaîtront la présence de troupes nordistes au Sud. En avril 1965, la RDVN décréta la mobilisation générale et décida de faire intervenir des unités régulières de l'armée populaire vietnamienne au Sud. Celui-ci s'opposa au régime de la république du Viêt Nam et affronta les États-Unis lors de l'intervention américaine. Des bombes à bille ont été utilisées aux dires même du Pentagone. Appliquée au Viêt Nam, la doctrine devint la « vietnamisation » déjà effectuée par les Français — qui l'appelaient « le jaunissement de la guerre » — dès 1949 avec la création d'un État vietnamien de Saïgon et son « armée nationale ». Ce chiffre comprend des religieux français et des médecins allemands[96]. Pour lui, la guerre du Viêt Nam est un échec politique car le conflit devient un symbole pour les pays en voie de développement de la résistance à la politique des États-Unis et a créé une opposition politique intérieure très forte ; et l'échec est aussi économique, la guerre ne créant aucun gain et accentuant le déclin économique. Les principaux supporteurs de Diệm se trouvent en Amérique du nord, non au Vietnam libre », « d'établir un gouvernement donnant raisonnablement satisfaction », « Le gouvernement Eisenhower quitta le pouvoir sans avoir apparemment jamais compris jusqu'à quel point l'Amérique s'était liée à la survie du Sud-Vietnam, À Hué, le FNL aurait massacré environ 3 000 intellectuels, commerçants et personnes liées au régime sud-vietnamien, « je n'ai pas envie d'aller faire joujou avec un vieillard anglais de 94 ans », « Elles ne peuvent servir qu'à tuer des gens dans un énorme rayon », « on brûle des villages, soumet la population à des bombardements massifs et délibérément meurtriers, on tire sur le bétail, on détruit la végétation par des défoliants, on ruine les cultures par des épandages toxiques, on mitraille au hasard et partout on tue, on viole, on pille cela c'est le génocide au sens le plus rigoureux ; autrement dit l'extermination massive », « Je refuse de mettre sur le même plan l'action d'un groupe de paysans pauvres traqués obligés de faire rêgner dans leurs rangs une discipline de fer, et celle d'une armée immense soutenue par un pays sur-industrialisé de 200 millions d'habitants. Entre 1968 et 1975, 200 000 membres du FNL et soldats de la RDVN avaient fait défection. Du peu d'intellectuels qui ont survécu à la catastrophe, très peu ont pu trouver un travail car une bonne partie d'entre eux était contre le gouvernement communiste qui les a par conséquent privés de travail[133]. Pour Noam Chomsky et Edward Herman, auteurs de La Fabrication du consentement. Il était en fait plus simple et justifiable de persuader l’opinion publique qu’il fallait défendre la Nation américaine plutôt que justifier une intervention dans une autre guerre civile[20]. Dès 1948, le Département d'État américain commença à déplorer son « incapacité à offrir la moindre solution praticable au problème de l'Indochine », étant donné « le fait désagréable que le communiste Ho Chi Minh est le personnage le plus fort et peut-être le plus compétent qui soit en Indochine et que toute solution proposée dont il serait exclu ne serait qu'un expédient à l'issue incertaine »[10]. Parmi eux on compte une série de massacres l'année précédente dans la même région de Quang Ngai pendant 7 mois[99]. À partir de 1966, le nombre de militants diminua drastiquement, mais la mobilisation se renforça l’année suivante[72]. En 1975 dans sa chanson, Un air de liberté Jean Ferrat évoquera « un génocide vain perpétré au Vietnam ».

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